Chaque nouvelle année, il nous arrive de penser à ce temps qui passe ! Nous prenons alors conscience que cette fois ci, il faut absolument que nous atteignons ces objectifs qui nous tiennent à coeur et qui vont donner à notre vie une nouvelle perspective et pourquoi pas un nouveau sens.

Mais comment se fait-il que certains de nos projets projets n’ont pas abouti alors que nous étions  vraiment décidé à les mener à terme. C’est comme si des injonctions personnelles nous interdisaient de réaliser ce que notre partie rationnelle avait décidé de mettre en place. Il y aurait-il en nous quelque chose de plus fort que notre volonté qui bloque notre réalisation? C’est un peu comme si des « Obligations Fictives » sabotaient notre travail en y plaçant des contraintes qui seraient défavorables à notre efficacité personnelle ou professionnelle.

Et si la prise de conscience de ces « obligations fictives » pouvaient nous permettre de passer outre ces barrières actives qui nous mènent droit dans le mur. Nous allons voir dans un instant comment ces « obligations fictives » reflètent une image de nous-même restreinte et totalement en désaccord avec nos souhaits et nos objectifs actuels.

Comme vous le savez, pour atteindre un but qui nous tient à coeur, il importe que ce but soit bien défini, d’une façon claire et précise. Ensuite, il s’agit de mettre en place un plan efficace qui va nous permettre de définir les actions à réaliser pour y arriver. Jusque là tout va bien. Les complications surgissent dès qu’il s’agit de la mise en réalisation de ces actions. Car bizarrement, lorsque nous commençons à passer à l’action, certaines « obligations fictives » surgissent dans notre esprit. Dès qu’elles entrent en action, elles vont piloter notre façon de procéder et vont parfois avoir tendance à nuire à l’efficacité de notre travail.

Prenons un exemple. Je décide de lancer un nouveau projet qui va nécessiter la mise en place d’une nouvelle application téléphonique qui va offrir un gain de temps précieux à leurs utilisateurs pour saisir de nombreuses informations spécifiques à leur travail. Ok, je définis le cahier des charges et je lance une équipe technique sur le projet. Suite à la réunion de travail, j’ai clairement indiqué le programme et chacun sait ce qu’il a à faire dans les prochains jours.

Et c’est alors que je me sens rattrapé par une “obligation fictive”  qui m’interpelle sous la forme de questionnement intempestifs : 

Est-ce que chacun a bien compris sa mission?

Serons nous dans les délais pour la mise en place de ce projet ?

Je sais que je devrais les laisser travailler mais c’est plus fort que moi. Et s’ils partaient sur une fausse route ? Et s’ils avaient mal interprété ce que je leur ai demandé de mettre en place ?Résultat, je vais voir les uns et les autres, je vérifie ce qu’ils ont fait et j’en profite pour leur donner de nouvelles directives.

En très peu de temps, je perçois une démotivation de l’équipe. Chacun traîne les pieds, m’envoie des réflexions un peu agressives et des complications surgissent de part et d’autres. Le projet piétine ! Et je commence à perdre patience ce qui bien sûr n’arrange pas les choses.

Avec du recul, je prends conscience que je subis en permanence cette « obligation fictive » qui me dit que je dois tout vérifier par moi-même, je ne peux pas laisser travailler les gens et leur faire confiance. C’est comme si je savais mieux que les autres ce qu’ils ont à faire. c’est pourquoi non seulement j’ai tendance à vérifier qu’ils procèdent comme je jeux que ce soit fait mais en plus je leur dis ce qu’ils doivent faire. Je crois que ça bloque toute leur créativité et leur esprit d’initiative. C’est pourquoi cette « obligation fictive » de vouloir tout maîtriser, contrôler et initier les membres de mon équipe finit par saboter ou freiner considérablement les projets que je lance au sein de mon entreprise.

Pour avancer dans mes projets, il devient donc essentiel d’améliorer ma qualité d’être. Pour cela je dois apprendre à dompter cette obligation fictive qui me dicte ce type de comportement qui nuit à la confiance que je souhaite instaurer dans mes relations de travail avec mes collaborateurs.

Nous voyons donc que ces « obligations fictives » sont en fait des obligations que l’on se donne à soi-même et qui ne correspondent plus à une obligation réelle pour nous, aujourd’hui !

Par exemple je peux avoir des « obligations fictives «  du style :

–  Je dois tout contrôler et indiquer à chacun ce qu’il doit faire.

–  Je n’ai pas le droit à l’erreur. tout doit être parfait.

Je dois être le meilleur expert pour parler d’un sujet ou faire une proposition,

Je n’ai pas le droit au conflit, donc soit je suis autoritaire ou bien je me tais car je crains les discussions et les partages d’opinions divergentes.

Je dois trouver seul toutes les solutions car je ne peux pas faire confiance à mon entourage.

Bien sûr, certaine de ces obligations ont du bon mais beaucoup nous empêchent d’être nous-même, d’aller de l’avant en prenant des risques. Le plus souvent, elles nous empêchent d’exprimer nos opinions et d’apprendre à gérer les points de vue différents qui pourrait ouvrir de nouveaux horizons productifs. Et surtout ces obligations nous éloignent du plaisir de vivre et d’entreprendre de nouvelles choses en apprenant de nos erreurs. Ces obligations nous éloignent du travail d’équipe et de la mise en commun de nos talents complémentaires. 

Elles privent les membres de notre équipe de se sentir responsables et autonomes, impliqués dans la recherche des solutions. Ainsi les collaborateurs ne font pas preuve d’initiative et de créativité. Ils perdent leur motivation et l’enthousiasme à réaliser un beau projet ou chacun peut utiliser ses propres talents et s’investir pleinement dans un projet motivant.

Beaucoup des ces « obligations fictives » sont les conséquences de nos idées personnelles, c’est à dire les convictions que certains appellent nos croyances. Les croyances personnelles sont les idées que nous avons acceptées comme vraies jusqu’à aujourd’hui à propos de nous, du monde et de nos interactions avec le monde. Beaucoup de nos convictions personnelles sont bien sûr le reflet de notre éducation et de notre environnement. D’autres proviennent de conclusions que nous avons tiré à un certain moment de notre vie, suite à une expérience plus ou moins bien vécue. Par exemple nous pouvons avoir cette croyance qu’il est impossible de faire confiance à un collaborateur qui n’a pas la même expérience professionnelle que vous. Evidemment, cette perception ne nous aide pas dans nos relations avec les membres de notre équipe.

Les « obligations fictives » sont en fait des obligations que l’on s’est créées pour notre bien. Elles ont sans doute été utiles à un moment donné de notre vie. par exemple, notre environnement familial nous a dicté que nous devions être le premier dans tout ce que nous faisions. Cela nous a obligé à travailler beaucoup pour arriver à ce résultat dicté par une volonté extérieure. Mais aujourd’hui nous pouvons remettre en cause le bien fondé de ce dictat source d’angoisse et de manque de confiance  en soi et dans les autres. En fait, bien souvent, il importe aussi d’avancer et d’apprendre de ses erreurs. Dans cette nouvelle optique, il n’y a plus de notion d’échec à rater quelque chose. C’est juste un pas vers le succès qui va survenir au prochain essai.

En fait, vous pouvez décoder l’intention cachée derrière cette « obligation fictive ». Il vous suffit de vous demander quel est son objectif, que veut-elle obtenir pour moi. La réponse va vous venir plus ou moins rapidement. Par exemple, pour l’obligation « je veux tout contrôler, tout vérifier, tout maîtriser », la réponse qui peut vous venir à l’esprit pourrait être : « je veux que tout marche bien, qu’il n’y ai pas d’erreur, que tout soit parfait et c’est mieux si je m’occupe de tout car je suis le plus fort dans mon domaine ». Vous voyez l’intention est bonne mais elle a des inconvénients : c’est épuisant, je ne peux faire confiance à personne, les gens qui travaillent avec moi sont dévalorisés et insatisfaits … A partir de ce constat, vous devenez conscient qu’il est urgent de recadrer quelque chose dans votre perception personnelle pour devenir plus performant. 

Un bon petit nettoyage s’avère donc indispensable pour ceux et celles qui désirent vraiment passer à la vitesse supérieure et vivre la belle vie qu’ils méritent depuis trop longtemps. Il suffit d’aligner nos envies, nos désirs et nos buts avec ce que nous croyons vraiment possible pour nous. En apprenant à identifier et mieux gérer ces « obligations fictives », source de stress et de perte de confiance dans les capacités de chacun à utiliser ses talents, nous allons faire un grand pas. En effet, maintenant nous allons pouvoir avancer plus vite et beaucoup plus efficacement pour participer à la réalisation d’une ambiance meilleure et plus performante tout en permettant à chacun de trouver sa juste place, celle qui va donner du sens à travail.

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez me donner votre impression sur ce sujet et si vous souhaitez tester une approche simple pour identifier et dompter vos « obligations fictives ». Certaines d’entre elles vous sont utiles, d’autres peuvent nuire à votre efficacité.Vous avez bien sûr le libre arbitre de mettre en place les injonctions naturelles qui vont vous être utiles pour avancer dans la réalisation de vos objectifs.


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